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Identifier le bon produit change tout le reste du dossier

Beaucoup de dossiers partent mal pour une raison bête : on ne sait pas exactement quel appareil on traite. La mauvaise référence produit une mauvaise pièce, un mauvais réparateur et un dossier qui recommence.

Bonnes pratiquesLecture 5 minPar nos équipes
1
référence exacte, dont dépendent la pièce, le réparateur et le délai
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sources d'identification, rarement d'accord entre elles
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décisions du dossier qui en découlent directement

Un problème d'apparence triviale

« Quel est votre appareil ? » paraît être la question la plus simple d'un parcours de service. C'est en réalité celle qui produit le plus d'erreurs en aval. Un client ne connaît ni la référence commerciale exacte de son lave-linge, ni la variante régionale de son téléphone, ni le millésime de son modèle.

Le déclaratif libre produit des libellés approximatifs, et l'approximation se propage : elle devient une commande de pièce qui ne s'adapte pas, une orientation vers un réparateur qui ne traite pas cette marque, un devis qui ne correspond à rien.

Une référence approximative en entrée produit une pièce inadaptée en sortie, et un dossier qui recommence.

Trois sources, trois vérités

Ce que déclare le client

peu fiable

Il donne une marque, parfois une gamme, rarement une référence. Utilisable comme point de départ, jamais comme source unique.

Le catalogue du distributeur

structuré

Fiable quand l'achat est identifié, mais les libellés commerciaux diffèrent des références techniques du constructeur. Il faut faire le pont entre les deux.

Le référentiel technique

faisant foi

C'est lui qui porte la nomenclature des pièces et les procédures de réparation. C'est la seule source qui permet de commander juste.

La photo de la plaque

décisive

Numéro de série et référence constructeur. Demandée au bon moment dans le parcours, elle tranche tous les désaccords entre les autres sources.

Ce qui dépend de l'identification

  • La pièce : sa disponibilité, son prix, le délai d'approvisionnement, et donc la promesse faite au client
  • Le réparateur : tous ne sont pas agréés sur toutes les marques, ni équipés pour toutes les catégories
  • La décision réparer ou remplacer : elle se prend en comparant le coût de réparation à la valeur résiduelle du modèle exact
  • Le droit applicable : la date d'achat et le modèle déterminent ce qui relève de la garantie légale et ce qui n'en relève pas

Comment on le traite

  1. 1
    Partir de l'achat quand il existe

    Si le programme est branché sur un compte client, la référence achetée est déjà là. C'est le cas le plus simple, et le plus souvent négligé dans les parcours.

  2. 2
    Rapprocher les référentiels

    Faire correspondre le libellé commercial du distributeur avec la référence technique du constructeur. C'est un travail de données, qui se fait une fois et sert ensuite à tous les dossiers.

  3. 3
    Guider quand la source manque

    Une suite de questions courtes, avec des images plutôt que des libellés. Le client reconnaît une forme, il ne connaît pas une nomenclature.

  4. 4
    Confirmer par la plaque

    Une photo au moment où le client a l'appareil devant lui. C'est ce qui verrouille le dossier avant toute commande.

L'identification se joue avant l'ouverture du dossier, pas pendant

Un dossier ouvert sur une référence incertaine sera corrigé plus tard, après une commande inutile ou un déplacement pour rien. Le coût de ces corrections dépasse largement l'effort de conception d'un parcours d'identification correct.

À retenir

  • La référence exacte conditionne la pièce, le réparateur, la décision et le droit applicable
  • Le déclaratif libre est un point de départ, jamais une source
  • Rapprocher les référentiels est un travail de données qui se fait une fois
  • La photo de la plaque tranche tous les désaccords, si on la demande au bon moment
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